Lunel  24  mai   2010                                   

 

 

                                       Est bien venu le temps des vaches maigres

                                                                                               Course tristounette

 

 

           Les arènes Pescalune enregistrait une petite demi-entrée pour ce concours qui ne fera pas date.

Ni pour les prestations des taureaux  dont on peut retenir celles de Angelo, de Sifflet et de Sparagus et encore moins pour le travail des quinze hommes : Jockin, A. Bénafitou, N. Bénafitou, Four, Clarion, Khaled, Oleskevich, Jourdan, Auzolle (plus  cinq tourneurs). Aucun n’a vraiment impulsé la course, même si on peut citer A ; Bénafitou, Jourdan, Auzolle (sans la forme) et à un degré moindre Four et Jockin.

Les courses se déroulent dans une saison qui semble bien être celle d’une longue traversée du désert.

La motivation a déserté les arènes, de la piste aux gradins en passant par les présidences qui ne savent plus comment donner un peu d’entrain à une course camarguaise en pleine crise. 

Angelo (Rouquette)

 Dès qu’il n’est pas sous pression, il a tendance à s’écarter des planches. Par contre, pris dans l’action il assure et comment avec de belles séries et des poursuites très appuyées, Jourdan y laissera un pantalon. Sur la fin les hommes lève le pied et il conserve sa seconde ficelle.2 Carmen plus rentrée. 

Jason (Saumade)

Lui aussi aura quelque lacunes en tenue de piste. Mais il semble à l’aise dans la tourmente, tout au moins au début.

 Aux ficelles, il sera un peu dépassé quand le rythme monte. Avec une corne menaçante à l’arrivée, il aura le dernier mot et sauve une ficelle. Huit fois les honneurs, rentrée comprise. 

Sifflet (Blatière-Bessac)

En moins de deux minutes, nous en sommes aux ficelles. Mais les hommes hésitent, lui prend de l’assurance et va petit à petit prendre le dessus et dominer.  Il se soulève à deux reprises après Auzolle (2 C), et ses déplacements finiront d’asseoir sa suprématie. En musique il rentre sa seconde ficelle. 

Veran (Allard)

Attentif, généreux, il fait face et se dégage bien ce qui lui permet de moins subir. Sur Auzolle, il se soulève mais se sera l’exception. Bien que fatigué, il termine très bien ses quatorze minutes, sept fois la musique, rentrée comprise. 

Sparagus (Janin)

Rapide anticipateur et instable, il pose de sérieux problèmes à ses adversaires. A ; Bénafitou, Auzolle, Four et Jourdan finiront par s’adapter à sa pointe de vitesse. Aux ficelles, il se place et attend, mais l’opposition s’effondre et il les garde sans peine. Trois Carmen plus rentrée. 

Camaï  (Bon)

Il saute seul et se tient un peu écarté des planches ; Il n’en faudra pas plus pour que les minutes s’égrènent  sans qu’il ne se passe rien ou presque.

Septième, enfin, les hommes lui prennent la mesure et va perdre ses rubans rapidement. Mais la motivation, déjà précaire, a fuit les blanc et sa prestation s’enlise. Il rentre une ficelle sans convaincre. 

Sueño (Rouquette)

Sueño (sommeil en espagnol) n’est pas un endormi. Mais son statut de hors point et son jeune âge ne permettent pas de porter un avis sur ses neuf minutes de promenade.

 

                                                                                                                Courrejau

 

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