La course se déroule dans des conditions climatiques apocalyptiques.
D Sabatier et Alésien, trophée André Blanc.
Une petite demi-entrée de spectateurs a suivi ce concours dans des conditions très spéciales, il faisait des bourrasques de mistral à « débanner les biou » et une température de toussaint.
Heureusement hommes et taureaux ont un peu atténué ces mauvaises conditions en fournissant un spectacle de qualité.
Chez les blanc, Marquier, Rey, Violet, Moutet, Sabatier, Clarion, A Bénafitou et cinq tourneurs ont imprimé un bon rythme à la course, Sabatier a été de loin le plus en vue, mais Moutet, Marquier (avant sa sortie) et à un degré moindre Violet ont rempli leur contrat. Bénafitou, Clarion et Rey (jusqu’à sa sortie) ont été plus discrets.
Coté cocardier, l’ensemble fut d’un très bon niveau avec Alésien qui ne vole pas son prix après une prestation de tout premier ordre.
Arlésiennes et cavaliers participent à la capelado et à la remise des prix.
Sandy (Joncas)
Superbe étalon de 7 ans qui sait être barricadier et il le démontrera à plusieurs reprises. Mais, et ça n’étonnera personne, sa principale qualité est la bravoure. Tenue et déplacements parfaits, il fonce sur tout ce qui bouge et fera plus que se défendre ne cédant sa seconde ficelle qu’à la limite. Un Carmen plus rentrée.
Sifflet (Blatiere-Bessac)
Assailli, il sait se dégager, mais sa vaillance joue contre lui-même si elle donne du relief à sa prestation. Après Sabatier, il se soulève et résistera sept minutes, mais bonnes. 2 Carmen plus rentrée.
Bambou (Chauvet)
Il trouve rapidement sa place devant le toril. Défendant âprement son terrain, il laisse passer de temps en temps pour obliger les hommes à s’engager et réplique alors avec puissance en jouant des cornes.
Nous assistons à des poursuites très serrées où les raseteurs se retrouvent dans le berceau des cornes. Seconde ficelle, le rythme tombe le confortant dans une certaine réserve et nous en resterons là. 3 Carmen plus retour.
Fosséen (Cavallini)
D’un calme déconcertant, il se tient à la planche. Ses répliques, loin d’être systématiques sont cependant toujours dangereuses notamment à l’arrivée où la corne gauche se transforme en véritable sabre. Mais au fil des minutes, il se donne de moins en moins tout en restant très dangereux. 7 récompenses plus celle du retour.
Alésien (Briaux)
Le vrai cocardier classique comme on les aime. Il ne supporte pas le blanc et quand il se place repousse toute approche mais de la part des tourneurs. Avec une tenue dissuasive, des répliques très appuyées, il rayonne d’une classe extraordinaire dominant tous ses adversaires. Il se paie même le luxe de plusieurs finitions engagées pour parfaire une prestation déjà d’un très haut niveau. Il rentre son second gland, 4 Carmen plus rentrée.
Hébus ( Agu)
Il vient vite et fort envoyant la corne à l’arrivée. Sur Moutet, il anticipe et l’oblige à rompre. Sabatier subit le même sort. Il domine et calme des adversaires peu entreprenants, et pour cause…
Sans jamais être inquiété, il rentre sa seconde ficelle. 5 Carmen plus rentrée.
Gastaboi (Guillerme)
Si ça reste un barricadier, plus rien à voir avec le cogneur qu’il a été. Mais devenu plus sérieux , plus classique et plus difficile, il ne perd rien avec cette évolution. Mais son statut de hors point ne permettra pas de l’apprécier au maximum de sa valeur, 5 Carmen plus rentrée avec ses ficelles.
Courrejau
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